Priscilla Ananian

Novembre 2018

Priscilla Ananian est professeure au département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal (UQàM). Diplômée en architecture, urbanisme et design (Universidade Estadual Paulista – Brésil), docteur en art de bâtir et urbanisme (Université Catholique de Louvain et Université de Lille 1), elle enseigne actuellement divers cours dont PLANIFICATION URBAINE ET DYNAMIQUE DE LA VILLE et CONCEPTION ET COMPOSITION URBAINE. Elle est notamment spécialiste de l’urbanisation Bruxelloise, sujet qui a notamment amené à la publication de « La production résidentielle comme levier de la régénération urbaine à Bruxelles » (PUL, 2010).

 

Christine Bard

Décembre 2018

Christine Bard est professeure des universités en histoire contemporaine à l’Université d’Angers et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de l’histoire des femmes, du genre et du féminisme en France, elle a publié, depuis sa thèse, Les Filles de Marianne (1995), Les Garçonnes. Modes et fantasmes des Années folles (1998), Les femmes dans la société française au 20e siècle (2003) Une histoire politique du pantalon (2010), Ce que soulève la jupe (2010), Le féminisme au-delà des idées reçues (2012), Les insoumises. Une anthologie (2013), Histoire des femmes dans la France des XIXe et XXe siècles (2013). Elle a dirigé de nombreux collectifs sur l’histoire des féminismes, de ses sources, sur les femmes en politique, sur le genre des territoires, sur Madeleine Pelletier, le Planning familial, les femmes et la justice, l’antiféminisme, le camp pour femmes de Ravensbrück, les prostitué.e.s, les travesti.e.s… Elle a récemment dirigé, avec la collaboration de Sylvie Chaperon, le Dictionnaire des féministes. France XVIIIe-XXIe siècle (2017). Elle a participé à la vie de plusieurs revues universitaires, dont Clio. Histoire, femmes et sociétés. Elle a dirigé le programme de recherche interdisciplinaire (2014-2017) GEDI (Genre et discriminations sexistes et homophobes). Elle préside l’association Archives du féminisme, dirige la collection du même nom aux Presses universitaires de Rennes et anime le musée virtuel sur l’histoire des femmes et du genre MUSEA (Université d’Angers).

69, Années érotiques « Libération des femmes »

 

Raúl Bernal-Meza

Raúl Bernal-Meza est professeur de Relations internationales en Argentine (Universidad Nacional del Centro de la Provincia de Buenos Aires et Universidad de Buenos Aires) et au Chili (Universidad Arturo Prat). Spécialisé en Économie politique internationale, il travaille sur plusieurs thèmes de recherches liés aux relations internationales de l’Amérique Latine : l’intégration régionale en Amérique Latine (Mercosur) ; l’impact en Amérique Latine de l’émergence de nouvelles puissances (BRICS) et de la multipolarisation du système international ; la politique extérieure et les relations internationales de l’Amérique Latine (avec les États-Unis, l’Europe, etc.). Depuis une dizaine d’années, il s’intéresse plus particulièrement aux relations entre la Chine et l’Amérique Latine. Dans ce cadre, il mène notamment une recherche visant à analyser le discours des dirigeants chinois et comment il est perçu par les leaders latino-américains. Il a récemment publié un article scientifique sur « China and Latin America Relations: The Win-Win Rhetoric » (Journal of China and International Relations, Special Issue, 2016, pp. 27-43) et un chapitre d’ouvrage sur « China en América Latina. Política exterior, discurso y fundamentos: diplomacia pública y percepciones en la región » (in Eduardo Pastrana Buelvas et Hubert Gehring (dir.), La proyección de China en América Latina y el Caribe, Bogota, Editorial Pontificia Universidad Javeriana et Konrad Adenauer Stiftung, 2017, pp. 171-187).

Rencontre « Los retos actuales de la integración en América Latina »
Colloque « Chine-Amérique latine et Caraïbes : bilan et perspectives »

 

 

Bruno Bernardi

Mars 2019

Bruno Bernardi, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, habilité à la direction de recherches, est membre de l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités (IHRM, UMR 531). Ses recherches tendent, dans leur ensemble, à éclairer les problématiques politiques contemporaines par une démarche d’histoire conceptuelle. Principaux ouvrages : La démocratie, Flammarion, 1999, Qu’est-ce qu’une décision politique ? Vrin, 2003, Le principe d’obligation : sur une aporie de la modernité politique, HESS/Vrin, 2007. Une grande part de ses travaux porte sur la philosophie de Rousseau dont il a édité plusieurs œuvres. Principaux ouvrages : La fabrique des concepts, recherches sur l’invention conceptuelle chez Rousseau, Champion, 2006, et le volume collectif Philosophie de Rousseau co-dirigé avec B. Bachofen, A. Charrak et F. Guénard, Classiques Garnier, 2014. Bernardi coordonne depuis sa création (2000) les travaux du Groupe J.-J. Rousseau.

 

Jaqueline Berndt

Novembre 2018

Jaqueline Berndt holds a first degree in Japanese Studies (1987) and a PhD in Aesthetics/Art Theory from Humboldt University Berlin (1991); she is now Professor in Japanese Culture at Stockholm University. From 1991 to 2016 she worked at Japanese universities, teaching mainly visual culture and media studies in Japanese as well as English; eventually she served as Professor of Comics Theory at the Graduate School of Manga, Kyoto Seika University. Informed by visual culture, popular media, and exhibition/museum studies, her teaching and research focuses on manga as graphic narratives, anime, and modern Japanese art. Current interests are area studies as media studies, media specificity within media ecologies, and aesthetic materialities of contemporary manga and anime.

 

Magali Bessone

Octobre 2018

Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Paris, agrégée et docteur en philosophie politique, Magali Bessone est professeure à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre de l’UMR 8103, ISJPS – Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne, axe NoSoPhi (Normes, Société, Philosophie) et membre associée du CIRESC. Elle travaille actuellement sur les théories de la justice contemporaine selon deux axes principaux : 1/la justice internationale (en particulier dans sa dimension pénale) et la justice transitionnelle ; 2/les droits des minorités (en particulier ethno-raciales), le racisme et les discriminations. Elle s’intéresse en particulier à la question des réparations. Elle est membre de l’ANR REPAIRS (coordonnée par Myriam Cottias, EHESS-CIRESC) et de l’ANR GLOBAL-RACE (coordonnée par Patrick Simon, INED). Elle est « éditorial manager » de la revue Ethical Theory and Moral Practice et co-directrice de la collection « Chemins Philosophiques » chez Vrin.

 

Lincoln Bizzozero Revelez

Novembre 2018

Lincoln Bizzozero Revelez est politologue, professeur titulaire et coordinateur du Programme d’Études Internationales au sein de l’Unité multidisciplinaire de la Faculté de Sciences sociales de l’Université de la République, Uruguay. Il est également président du Service de Relations Internationales de cette même université. Spécialisé en Relations internationales, il a beaucoup travaillé sur l’intégration régionale et le régionalisme en Amérique Latine avant de s’ouvrir à d’autres domaines de recherches. Après avoir mené de nombreuses études sur le MERCOSUR (processus de création, rôle de l’Uruguay comme petit partenaire, négociations avec l’Union européenne, rôle du Brésil comme puissance émergente, etc.), il s’est plus récemment intéressé aux relations entre les puissances émergentes et l’Amérique Latine (en particulier, avec le MERCOSUR). Depuis une quinzaine d’années, il mène ainsi des recherches sur l’évolution du système international liée à l’émergence de la République populaire de Chine (Chine). Il s’intéresse plus particulièrement aux relations de la Chine avec le Brésil et à leurs impacts sur le MERCOSUR, thème sur lequel il va prochainement publier un article scientifique (Bizzozero Revelez, L. et Wintgens, S., « La aproximación político-normativa de la Unión Europea y de China al MERCOSUR: ¿Es posible un juego a suma positiva? », Revista CIDOB d’Afers Internacionals, n° 119, septembre 2018).

Colloque « Chine-Amérique latine et Caraïbes : bilan et perspectives »

 

Lucie Bony

Octobre 2018 & Mars 2019

Lucie Bony, géographe et sociologue de formation, est chargée de recherche dans la section 39 « Espaces, territoires, sociétés » du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Elle est rattachée au laboratoire Passages (UMR 5319), à Bordeaux. Ses travaux articulent les champs urbains et pénaux. Elle a soutenu en 2014 une thèse intitulée De la prison, peut-on voir la ville ? Continuum carcéral et socialisation résidentielle qui propose une analyse statistique et cartographique du peuplement carcéral et une étude qualitative des trajectoires et des expériences résidentielles des détenus. Elle y montre l’existence d’un continuum entre l’intérieur et l’extérieur de la prison, reposant sur les incarcérations et les libérations successives ou concomitantes de détenus originaires des mêmes zones urbaines, et elle en analyse les conséquences sur les modes d’habiter et de cohabiter en prison. Elle est actuellement engagée dans plusieurs projets de recherche portant sur les mesures restrictives de la liberté d’aller et venir en milieu ouvert (La contrainte spatiale hors les murs. Une analyse pluridisciplinaire des mesures pénales restrictives de la liberté d’aller et venir), sur l’insertion territoriale d’un centre de semi-liberté dans un quartier populaire de banlieue parisienne (Une prison dans la cité. Étude de l’implantation du centre de semi-liberté dans la quartier Chemin-de-l’Île à Nanterre) ou encore sur les usagers des bains-douches municipaux parisiens (La solidarité en actes. Les bains-douches municipaux de Paris, coord. Claire Lévy-Vroelant).

 

Céline Borello

Septembre 2018

À la suite de la nomination du professeur Dominique AVON à l’École Pratique des Hautes Études à Paris, Céline BORELLO, professeure à l’Université du Maine, prend les fonctions de co-directrice de l’IPRA.
Ancienne élève de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et agrégée d’histoire, Céline Borello est professeure en histoire moderne à l’université du Mans et membre du CERHIO (FRE 2004 CNRS). Après une thèse consacrée à la communauté reformée provençale (Les protestants de Provence au XVIIe siècle, H. Champion, 2004) ses travaux se sont orientés vers l’étude des rapports interchrétiens et l’analyse des discours théologiques et politiques protestants des XVIIIe et premier XIXe siècles (Du Désert au Royaume : parole publique et écriture protestante, H. Champion, 2013; La république en chaire protestante (XVIIIe-XIXe siècles), PUR, 2017). Elle a notamment dirigé un ouvrage portant sur Les œuvres protestantes en Europe (PUR, 2013) et codirigé Questions d’appartenance : les identités de l’Antiquité à nos jours (Orizons, 2015).

Conférence inaugurale du CIERL « Tolérer dans la France des Lumières : enjeux religieux et finalités politiques »

 

Hamit Bozarslan

Janvier 2019 & Mai 2019

Hamit Bozarslan, né en 1958 à Lice en Turquie est docteur en histoire (EHESS, 1992) et en sciences politiques (IEP, 1994). Il a été allocataire de recherche au Centre Marc Bloch (Berlin) entre 1995 et 1997 et « visiting fellow » à Princeton en 1998. Elu maître de conférences (1998), puis directeur d’études (2006) à l’EHESS, il a codirigé l’IISMM (Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman) entre 2002 et 2008. Ses recherches actuelles portent sur la sociologie historique et politique du Moyen-Orient.
Qu’est-ce une révolution ? Etats-Unis, France, Monde arabe (avec G. Demelmestre, Paris, Cerf, 2016) ; Révolution et état de violence. Moyen-Orient 2011-2015 (Paris, CNRS Editions, 2015) ; Comprendre le génocide des Arméniens (avec V. Duclert & R. Kevorkian, Paris, 2015) ; Le luxe et la violence. Domination et contestation chez Ibn Khaldûn (Paris, CNRS Editions, 2014) ;  Histoire de la Turquie. De l’Empire à nos jours, Paris, 2013) ; Sociologie politique du Moyen-Orient (Paris, la Découverte, 2011) ; Une histoire de la violence au Moyen-Orient. De la fin de l’Empire ottoman à al-Qaida (Paris, La Découverte, 2008) ; From Political Struggle to Self-Sacrifice: Violence in the Middle East (Princeton, Marcus Wiener, 2004). ; La question kurde : Etats et minorités au Moyen-Orient (Paris, Presses de Sciences-Po, 1997)..

 

José Braga

Décembre 2018

José Braga est Professeur des Universités à Toulouse, directeur d’une équipe de recherches au CNRS (UMR 5288) et des fouilles archéologiques sur le site de Kromdraai (Afrique du Sud). Ses recherches portent sur la nature des singularités biologiques de l’humanité depuis son origine africaine il y a environ 2,5 millions d’années. Il mène des recherches sur le terrain en Afrique du Sud, où il exhume avec son équipe des vestiges fossiles d’humains très anciens, mais aussi de leurs cousins (les Paranthropes) et de leurs ancêtres (les Australopithèques). Il a co-publié Anthropobiologie. Evolution Humaine, Abrégés Masson, 2008 (2° ed.) et Origines de l’humanités : les nouveaux scénarios, Editions la ville brûle, 2016.

 

Philippe Buc

Mars 2019

Philippe Buc, formé en France et aux USA, a soutenu sa thèse, depuis publiée sous le titre de L’ambiguïté du livre. Prince, pouvoir, et peuple dans les commentaires de la Bible au Moyen Âge (Paris: 1994), sous la direction de Jacques LeGoff et Jean-Claude Schmitt. Ses travaux portent sur les rapports entre religion et pouvoir, et sur la méthode historique, voir ainsi The Dangers of Ritual Between Early Medieval Texts and Social Scientific Theory (2001; trad. fr. Dangereux rituel : de l’histoire médiévale aux sciences sociales, 2003). Depuis le début des années 2000, il s´intéresse à la manière dont les religions donnent formes à la guerre. Ce fut en premier lieu pour le Christianisme occidental Holy war, martyrdom, and terror: Christianity, violence, and the West (2015; trad. fr. avec postface Guerre sainte, martyre et terreur: les formes chrétiennes de la violence en Occident, 2017). Il examine maintenant le sujet dans une optique d´histoire comparée, mobilisant par exemple le Japon médiéval. En 2011, il a quitté Stanford University, où il enseigna à partir de 1990, pour l´Universität Wien (Autriche).

 

Leyla Dakhli

Octobre 2018 & Mars 2019

Née en 1973 à Tunis, Leyla Dakhli est docteure et agrégée en histoire, spécialiste de l’histoire intellectuelle et sociale du monde arabe contemporain. Chercheure associée à la Chaire d’histoire du monde arabe contemporain au Collège de France de 2004 à 2008, elle a enseigné à l’université d’Aix-Marseille, à Paris I-Sorbonne, et animé un séminaire sur l’histoire des journalistes à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Depuis octobre 2012, elle est Chargée de recherche au CNRS, et depuis 2014 affectée au Centre Marc Bloch de Berlin. Elle y dirige le projet DREAM – Drafting and Enacting the Revolutions in the Arab Mediterranean, financé par l’European Research Council.
Après une thèse sur les intellectuels syro-libanais au début du vingtième siècle, publiée sous le titre Une Génération d’intellectuels arabes. Syrie-Liban, 1908-1940 (Karthala, 2009), elle s’est consacrée à des travaux sur les mobilisations féminines et les féminismes. Ses analyses des mondes intellectuels l’ont également amenée à s’intéresser aux formes d’appartenance aux nations et aux identités, ainsi qu’à la question des diasporas intellectuelles et des langues d’écriture à travers le monde du Mahjar américain (communautés de l’exil) ou en analysant les liens entre culture et appartenances nationales. Enfin, depuis les révolutions qui se sont déroulées dans la région, elle a observé et tenté de décrypter les événements contemporains en historienne. Ces travaux ont débouché sur un programme de recherche consacré à l’étude des révoltes et soulèvements dans les pays du sud de la Méditerranée qu’elle dirige aujourd’hui depuis le Centre Marc Bloch de Berlin. Un volet important de cette recherche l’amène à travailler sur les traces et archives des révoltes.
Elle a récemment publié deux ouvrages de synthèse sur le Proche-Orient Histoire du Proche Orient Contemporain, La Découverte « Repère », 2015; et Le Moyen-Orient  (fin XIXe-XXe siècle), Éditions du Seuil « Points Histoire », nov. 2016.

SMAC « Réflexion sur les archives pour l’histoire sociale et l’histoire des soulèvements populaires dans le monde arabe »

 

Dany Fougères

Avril 2019

Dany Fougères est professeur au département d’histoire de l’UQAM. Monsieur Fougères détient une double formation, en Histoire et en Études urbaines. Spécialiste de l’histoire du Canada et du Québec, celui-ci s’intéresse particulièrement à l’histoire urbaine, à l’histoire de l’environnement ainsi qu’à l’histoire l’aménagement des territoires. Dany Fougères a publié sous sa direction l’ouvrage en deux volumes, Histoire de Montréal et de sa région en 2012, puis en 2018, en codirection avec Roderick MacLeod, Montreal. The History of a North American City.

 

Marie-Laure Geoffray

Mars 2019

Marie-Laure Geoffray est maîtresse de conférences en science politique à l’IHEAL-Sorbonne Nouvelle. Après avoir travaillé sur la contestation en régime autoritaire de type communiste à l’échelle locale et transnationale, elle s’intéresse aujourd’hui aux circulations entre anciens espaces communistes d’Europe centrale et Amérique latine, notamment en ce qui concerne les activités de promotion de la démocratie et de mémorialisation du passé communiste. Elle a notamment publié l’ouvrage Contester à Cuba, Paris, Dalloz, 2012, et une douzaine d’articles dans des revues françaises et internationales à comité de lecture (Journal of Latin American Studies, Politix, Critique Internationale, Journal of Civil Society, Genèses, Sociétés contemporaines, Revista de Estudos PostUtilitaristas e PostColoniais…)

 

Alain Giami

Novembre 2018

Alain Giami est chercheur en sciences sociales. Directeur de recherche émérite à l’Inserm, il dirige l’équipe de recherche « Genre, sexualité, santé ».  Il a consacré toute sa carrière à l’étude des dispositifs sociaux, médicaux et psychologiques de la sexualité, tout en travaillant sur (et avec) des populations très hétérogènes.  Il a publié plusieurs ouvrages dont notamment en collaboration avec Pierre Moulin et Emilie Moreau : Infirmières et sexualité : entre soins et relations (Presses de l’EHESP, 2015) ;  avec Gert Hekma : Sexual revolutions (éditions Palgrave, Juin 2014; publié en français aux éditions la Musardine, 2015);  Des sexualités et des handicaps : Questions d’intimité, avec Bruno Py et Anne Marie Toniolo (Presses Universitaires de Lorraine, 2013);  L’expérience de la sexualité chez de jeunes adultes« , avec Marie-Ange Schiltz (éditions Inserm, 2004). Il développe actuellement un programme de recherche international sur les Transgenres / Transsexuels (France, Brésil, Danemark, Italie, Norvège, Chili, Portugal) ainsi qu’une étude des transformations de la sexologie contemporaine vers la médecine sexuelle, la santé sexuelle et les droits sexuels.

 

Pierre Kaser

Février 2019

Pierre Kaser est professeur à la section de chinois du Département d’Études asiatiques de l’Université Aix-Marseille où il enseigne la littérature chinoise ancienne et la traduction littéraire depuis plus de vingt ans, il dirige l’axe « Littératures d’Asie et traduction » de l’Institut de recherches asiatiques, IrAsia – UMR 7306. Il est également rédacteur en chef de la revue en ligne Impressions d’Extrême-Orient . Il a traduit des contes et des romans en langue vulgaire des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que des textes en langue classique de la période impériale.

 

Cécile Laborde

Octobre 2018

Cécile Laborde est titulaire de la Nuffield Chair of Political Theory à l’Université d’Oxford et Fellow de la British Academy. Ses travaux en philosophie politique ont porté sur les théories françaises et anglophones de la citoyenneté, l’Etat, le pluralisme, la laïcité, la tolérance, le libéralisme, le républicanisme, et la liberté de religion dans une perspective comparée et globale. Elle est, notamment, l’auteur de Pluralist Thought and the State in Britain and France,1900-1925 (Macmillan 2000) et Critical Republicanism. The Hijab Controversy in Political Philosophy (Oxford University Press, 2008). Parmi ses publications en francais on retiendra Francais, encore un effort pour être républicains (Seuil 2010). Son dernier livre est Liberalism’s  Religion (Harvard University Press, 2017).

 

Valérie Lapointe-Gagnon

Mars 2019

Valérie Lapointe-Gagnon est professeure d’histoire à la Faculté Saint-Jean de l’Université de l’Alberta. Détentrice d’un doctorat en histoire de l’Université Laval, elle s’intéresse à l’histoire intellectuelle et politique du Québec et du Canada contemporains, à l’apport des intellectuels à la société et aux questions constitutionnelles. Elle est l’auteure de Panser le Canada : une histoire intellectuelle de la commission Laurendeau-Dunton (Boréal, 2018) ainsi que de plusieurs articles parus notamment dans la Canadian Historical Review, dans Études canadiennes/Canadian Studies, dans le Bulletin d’histoire politique et dans Mens : revue d’histoire intellectuelle et culturelle.

 

Katiana Le Mentec

Avril 2019

Ethnologue de formation, Katiana Le Mentec enquête depuis 14 ans en Chine. Elle est aujourd’hui chargée de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique dans la section 38 « Anthropologie et étude comparative des sociétés contemporaines » et intégrée à ce titre depuis 2015 au Centre d’études sur la Chine Moderne et Contemporaine, qui est une équipe de l’UMR (8173) Chine Corée Japon, basée au sein de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris). Les recherches menées par Katiana tissent plusieurs pans de réflexion s’entrelaçant dans le cadre plus général de l’étude, d’un point de vue anthropologique, des bouleversements et de la catastrophe. Par l’exploration de deux terrains d’enquête affectés, pour le premier par la formation du Réservoir du barrage des Trois Gorges (Yunyang) et pour le second, par le tremblement de terre de Wenchuan (Beichuan), elle a examiné plusieurs sujets : les vécus et interprétations du déplacement forcé, les mobilisations sociales par le biais des cultes locaux, des légendes et du fengshui, les mémoires d’événements difficiles, ou encore les mesures de politique culturelle locale (conceptualisations culturelles, fêtes et musées officiels) et celles de protection de patrimoine culturel en contexte de bouleversement. Depuis quelques années, elle oriente ses questionnements sur les processus anthropologiques qu’induisent les remodelages de territoires (villes et paysages), à partir d’enquêtes menées dans deux chef-lieux entièrement déplacés : Yunyang et Beichuan (l’un pour éviter l’immersion et le second après la transformation de ses ruines en site patrimonialisé).

 

Virginie Milliot

Février 2019 - Mars 2019

Virginie Milliot est maitresse de conférences en anthropologie urbaine à l’Université de Paris Nanterre et membre du LESC (UMR 7186). Ses recherches portent sur les processus d’émergence sociale et culturelle dont les villes sont le creuset et sur les politiques de reconnaissance et d’institutionnalisation dont ces dynamiques font l’objet.  Après une thèse consacrée à l’indigénisation du Hip Hop dans le contexte français (« Les fleurs sauvages de la ville et de l’art. Analyse anthropologique de l’émergence et de la sédimentation du mouvement Hip Hop lyonnais » 1997) elle a réalisé plusieurs enquêtes ethnographiques sur les politiques dites d’intégration culturelle menées dans les banlieues populaires françaises. Elle développe depuis 2006 des recherches sur les négociations et les conflits d’espaces publics, et réalise une ethnographie de la rue et des marchés informels d’objets de récupération dans le nord est parisien. Elle récemment publié, « Expériences de la foule et lois d’équilibre de l’anonymat » 2018, « Les épreuves morales de l’urbanité. Les riverains face aux naufragés de la  mondialisation », 2017, « Une intenable bureaucratie de la rue : les travailleurs sociaux face aux débordements des marchés informels «  2016, « Petites histoires de trottoirs. Les médiations du récit sur les marchés informels de Paris » 2016, « Remettre de l’ordre dans la rue. Politiques de l’espace public à la Goutte d’Or (Paris) » 2015.

 

Alexander Nemerov

Septembre 2018

Alexander Nemerov is the author most recently of Silent Dialogues: Diane Arbus and Howard Nemerov (2015) and Soulmaker: The Times of Lewis Hine, short-listed for the 2016 Marfield Prize in Arts Writing. He is featured in the HBO documentary The Price of Everything, directed by Nathaniel Kahn, which will premier this fall. Nemerov is the Carl and Marilynn Thoma Provostial Professor in the Arts and Humanities at Stanford University.

Conference «The Fallen: A Meditation on Val Newton’s films»
Conference «Alexander Nemerov on Art History»
Conference «Alexander Nemerov on Barry Lyndon»

 

Pierre Pahlavi

Février 2019

Professeur titulaire au Collège royal des forces canadiennes de Toronto (Ontario), Pierre Pahlavi y est actuellement directeur du Département de la sécurité et des affaires internationales (DSIA) et directeur adjoint du Département des études de la défense (DSS). Il est l’auteur de plusieurs études sur le thème de la diplomatie publique et des communications stratégiques (The Hague Journal of Diplomacy, The Canadian Foreign Policy Journal, Routledge, Presses Universitaires de Science Po Paris). Ses publications portent également sur la question des guerres asymétriques, des stratégies de zones grises et des défis hybrides (L’Harmattan, La Revue militaire canadienne, Le Journal de L’Armée du Canada, Journal of Strategic Studies, Éditions Bruylant, Terrorism and Political Violence, Politique étrangère, Guerres mondiales et conflits contemporains, NATO Association of Canada). Il est enfin l’auteur de plusieurs chapitres et articles sur la stratégie régionale et internationale de la République islamique iranienne (Politique Internationale, Défense nationale, Small Arms & Insurgencies, World Scientific, Diplomatie, Israel Journal of Foreign Affairs, Politique étrangère). Publié aux éditions Perrin en 2017, son livre sur la révolution iranienne a reçu le prix Diane Potter-Boès de l’Académie française. Il travaille ponctuellement à titre de consultant-média sur la question iranienne et est un membre actif de l’Observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la Chaire Raoul-Dandurand, UQAM (Québec).

 

Rahul Rao

Mai 2019

Rahul Rao has research interests in international relations theory, the international relations of South Asia, comparative political thought, and gender and sexuality. He is currently working on a book on queer postcolonial temporality. His first book Third World Protest: Between Home and the World (Oxford University Press, 2010) explored the relationship between cosmopolitanism and nationalism in postcolonial protest. He was previously a Term Fellow in Politics at University College, Oxford. He has a law degree from the National Law School of India University, and read for a doctorate in international relations at Balliol College, Oxford, where he was a Rhodes Scholar.

 

Gwenola Ricordeau

Mai 2019

Gwenola Ricordeau est professeure assistante dans le département de Science Politique et Justice Criminelle de la California State University, Chico (États-Unis). Ses recherches portent notamment sur les proches des personnes incarcérées, la sexualité en prison et les contestations du système carcéral. Elle a également abondamment travaillé sur les mariages entre les femmes philippines et les hommes étrangers et sur les rapports sociaux de sexe aux Philippines. Avec Asuncion Fresnoza-Flot, elle a codirigé International Marriages and Marital Citizenship: Southeast Asian Women on the Move (Routledge, 2017). Elle est également l’auteure de Les détenus et leurs proches. Solidarités et sentiments à l’ombre des murs (Autrement, 2008) et de Femmes contre la prison ! (éd. H.&A., à paraitre, 2019).

 

Marta Roca i Escoda

Juin 2019

Marta Roca i Escoda est docteure en sociologie de l’Université de Genève. Actuellement elle est chercheuse au Centre en Etudes genre de l’Université de Lausanne. Au cours de son mandant, elle a dirigé le Centre en Etudes genre et a été au centre de la création et l’institutionnalsiation de la Plateforme interfacultaire en études genre de l’Université de Lausanne (PlaGe). Elle travaille depuis longtemps sur les mobilisations du droit et l’action publique depuis une perspective de genre et des sexualités. Après une thèse sur la première loi suisse visant une reconnaissance des couples homosexuels, publiée sous le titre La reconnaissance en chemin. L’institutionnalisation des couples homosexuels à Genève, elle a travailé – dans le cadre de deux bourses post-doctorales – sur les évlolutions des revendications des mouvements homosexuels dans plusieurs contextes nationaux. Actuellement ses recherches portent sur les aspects socio-juridiques de la filiation homosexuelle. Pour ce faire elle analyse le croisement de plusieurs phenomènes : le développement des nouvelles technologies utilisées dans les processus de reproduction humaine; leur encadrement juridique et normatif; l’ouverture des droits aux minorités sexuelles. En outre, elle est dans le comité de rédaction de la revue Nouvelles Questions Féminsites et rédacrice en chef adjointe de la revue sociologieS, dirigée par Jean Louis-Genard, avec qui elle a plublié plusieurs articles qui portent sur les question éthiques, méthodologiques et épisthémologiques de la recherche en sciences sociales, et prépare un ouvrage sur les enjeux éthiques dans l’enquête sociologique. Elle a récemment co-dirigé avec Véronique Boillet et Estelle de Luze l’ouvrage intitulé La gestation pour autrui. Approches juridiques internationales (Anthemis et Helbing Lichtenhahn Verlag, 2018) ; ainis que le dernier numéro de la revue Droit & Société (avec Pauline Delage et Natacha Chetcuti-Osorovitz) : « Les violences de genre à l’épreuve du droit » (n° 99, 2018).

 

Todd Shepard

Mai 2019

Todd Shepard est professeur d’histoire et codirecteur du programme pour les études des femmes, du genre et de la sexualité à Johns Hopkins University (Baltimore), spécialiste de la France contemporaine et des études colonials. Il a publié chez Payot Mâle décolonisation. L’ « homme arabe » et la France, de l’indépendance algérienne à la révolution iranienne (2017) et  1962.Comment l’indépendance algérienne a transformé la France (2018) et a coédité, avec Catherine Brun, Guerre d’Algérie. Le sexe outragé (CNRS éd., 2016).  Il prépare actuellement Affirmative Action and the Ends of Empire qui porte sur un ensemble de programmes novateurs, mis en place par la République françaises dans le contexte de la Guerre d’Algérie, visant à corriger les discriminations subies par les « musulmans d’Algérie ».

 

Annique Smeding

Octobre 2018

Annique Smeding est Professeure de Psychologie sociale à l’Université Savoie Mont Blanc (France) et rattachée au Laboratoire Interuniversitaire de Psychologie : Personnalité, Cognition, Changement Social (LIP/PC2S). Elle a réalisé sa thèse de doctorat en Psychologie sociale à l’Université de Toulouse (France), puis des recherches post-doctorales à Clermont Université (France) et à l’Université de Lausanne (Suisse). Ses travaux de recherche portent sur la régulation sociale de la cognition et de la motivation, la cognition sociale implicite, ainsi que l’auto-présentation et la valeur sociale. Dans le cadre de ces travaux, elle s’intéresse notamment à l’émergence et à l’influence des stéréotypes de genre liés aux disciplines académiques, ainsi qu’aux motivations sociales des élèves en contexte académique. Ces travaux collaboratifs ont fait l’objet de publications dans diverses revues internationales, dont Psychological Science et Journal of Personality and Social Psychology. Elle est directrice adjointe de son laboratoire, co-responsable d’un Master 2 de Psychologie, éditrice associée d’une revue internationale et  a été nommée membre titulaire du Conseil National des Universités en France. Elle participe à des contrats de recherche marqués par une forte interdisciplinarité et réalise de nombreuses expertises pour des revues internationales et des agences de financement de la recherche.

Séminaire « Exemples et réflexions sur les attitudes et les stéréotypes de genre dans une perspective de cognition sociale située »

 

Javier Vargas de Luna

Octobre 2018

Javier Vargas de Luna est un écrivain et professeur né au Mexique où il a travaillé comme journaliste pendante plus d´une décennie. Il a fait ses études doctorales à l’Université McGill, de Montréal. Depuis l´année 2004 il est le directeur des programmes de littératures d’expression espagnole et professeur titulaire de littératures comparées á l´Université Laval (Ville de Québec). Régulièrement, il travail aussi comme professeur invité de culture et littératures hispaniques à l´Université du Québec à Montreal (UQÀM) et à l’Universidad Autónoma de la Ciudad de México (UACM). Il a été enseignant à temps complet  de l´Université de Massachusetts (UMASS – Lowell). Entre 2011-2012 il a travaillé à l´Institut d´études avancés (IEA-Paris) où il a développé des recherches sur ce qu´il nomme les « romans captives » de l´Amérique Latine du 20e siècle.
Auteur de nombreuses articles, chroniques, poèmes, entrevues, chapitres, éditoriaux et comptes-rendues, entre ses essais sur les lettres hispano-coloniales on signale Las dos ciudades de Juan Ruiz de Alarcón. Il a participé dans la première édition bilingue latin-espagnol de Regnum magneticum naturae – Reino magnético de la naturaleza, du jésuite Athanasius Kirchner. Il a édité Nuevas mutaciones del teatro barrocoPerú en el espejo de Vargas Llosa et Avez vous déjá lu Cérvantes. Il est l’auteur de nombreux recueils de poésie, entre autres Temporada de mangosBesos aparte, Sin Anna y sin azúcar (trad. fr.), El libro de los destiempos, El retablo del Maese et Días francos (en presse). Son premier roman La hora de las complacencias a gagné le Prix National de Littérature « Altamirano » au Mexique. Ses recherches actuelles portent sur la construction d’une géographie des lecteurs dans  le monde hispanique; elles se divisent en trois volumes: Bibliothèques étrangères (I-II), et Bibliothèques isolées.

 

Cyril Vettorato

Décembre 2018

Ancien élève de l’ENS de Lyon (2002), agrégé de let­tres moder­nes (2005) et docteur en littérature comparée (Paris-Sorbonne, 2015), Cyril Vettorato a consacré sa thèse à la poésie moderne et à l’oralité dans les « Amériques noires ». Il est actuellement Maître de conférences en lit­té­ra­tu­res com­pa­rées à l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités (ENS Lyon) où il consacre ses recherches aux poé­sies de la diaspora afri­caine (Brésil, Caraïbe, Etats-Unis), aux ima­gi­nai­res des dia­spo­ras en général, aux dis­cours iden­ti­tai­res et à la poésie en per­for­mance. Sa thèse vient d’être publiée chez Classique Garnier (2018) sous le titre : « Poésie moderne et oralité dans les Amériques noires – ‘Diaspora de voix' ».

 

Carsten Wilke

Octobre 2018

Carsten Wilke’s teaching at CEU covers Jewish history and culture from the Middle Ages to modernity, as well as other aspects of the interaction between religious cultures and communities in Europe and in the Mediterranean region. His academic background combines a training in Jewish Studies, obtained at the University of Cologne and at the Hebrew University of Jerusalem, with a diploma in comparative Religious Studies from the École Pratique des Hautes Études of Paris. Before coming to CEU in 2009, he taught at the Universities of Heidelberg, Düsseldorf, and Brussels, and held research positions in France, Germany, Mexico, and the USA. Most of his publications are contributions to the intellectual and cultural history of European Jewry, with focus areas in medieval Jewish exegesis and mysticism, Jewish-Christian relations, Sephardi Jewry and early modern Iberian crypto-Judaism, and nineteenth century religious modernization.

 

Yinde Zhang

Avril 2019

Yinde ZHANG est professeur d’études chinoises, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches comparatistes (CERC), université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, et membre associé du Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC, EHESS/CNRS).  Ses recherches portent sur la littérature chinoise contemporaine, qu’il aborde dans sa dimension comparatiste, en connexion avec traduction, réception, sinophonie, exophonie. Ses travaux accordent une importance particulière aux relations entre fiction et imaginaire du politique. Il est l’auteur entre autres de Le monde romanesque chinois au XXe siècle. Modernités et identités, Littérature comparée et perspectives chinoises et Mo Yan, le lieu de la fiction.

 

Isabelle Attané

Novembre 2017

Isabelle Attané est directrice de recherches, démographe et sinologue à l’Institut national d’études démographiques, spécialiste de la démographie de la Chine. Elle est habilitée à diriger des recherches et chercheure associée au Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (EHESS Paris). Ses travaux portent sur les évolutions sociales en lien avec les changements démographiques en Chine avec une approche démographique et sociologique. Elle s’intéresse en particulier aux relations de genre et aux discriminations envers les filles et les femmes dans la société chinoise en transition, de même qu’à la question du déséquilibre numérique entre les sexes (surmasculinité démographique) et à ses conséquences sur les individus et la société.

Cours-conférence « Conséquences sociales et économiques des changements démographiques en Chine »

 

Isabelle Backouche

Octobre 2017 & Mars 2018

Isabelle Backouche est historienne et directrice d’études à l’EHESS (CRH – UMR 8558). Ses recherches portent sur le changement urbain en articulant transformations sociales et matérielles de la ville. Elle a publié La trace du fleuve. La Seine et Paris, 1750-1850, EHESS, 2000 [réed. 2016]) et Aménager la ville. Les centres urbains français entre conservation et rénovation (de 1943 à nos jours), A. Colin, 2013. Ses récentes enquêtes portent sur le terrain parisien, notamment sur l’îlot insalubre n° 16 au sud du Marais et l’analyse des motivations de cet aménagement urbain sous Vichy (Paris transformé. Le Marais 1900-1980 : de l’îlot insalubre au secteur sauvegardé, Créaphis, 2016). Aujourd’hui, elle travaille sur le vaste transfert d’appartements des familles juives sous l’occupation dans la capitale et sur la Zone autour de Paris.

 

Scarlett Beauvalet

Décembre 2017

Scarlett Beauvalet est professeure d’Histoire moderne à l’Université Jules Verne de Picardie, Amiens. Elle. Ses thèmes de recherche sont : l’histoire des femmes, de la famille, de la santé et des hôpitaux, et elle s’intéresse particulièrement à l’histoire des sociétés privées et publiques dans l’Europe moderne et contemporaine. Elle est l’auteure avec E. Berthiaud, de Le rose et le bleu. La fabrique du féminin et du masculin. Cinq siècles d’histoire, Paris, Belin, 2016

Conférence « Le rose et le bleu. La fabrique du féminin et du masculin »

 

Rémy Campos

Avril 2018

Rémy Campos est coordinateur de la recherche à la Haute École de Musique de Genève et professeur d’histoire de la musique auConservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Ses recherches ont porté sur la redécouverte des musiques anciennes (La Renaissance introuvable ? Entre curiosité et militantisme : la Société des concerts de musique vocale, religieuse et classique du prince de la Moskowa (1843-1847), 2000 ; avec Xavier Bisaro, dir., La Musique ancienne entre historiens et musiciens, 2014), sur les conservatoires (Instituer la musique. Les débuts du Conservatoire de Genève (1835-1859), 2003 ; Le Conservatoire de Paris et son histoire. Une Institution en questions. Un essai suivi de seize entretiens, 2016) et sur les questions d’historiographie (avec Nicolas Donin, dir., L’Analyse musicale, une pratique et son histoire, 2009 ; François-Joseph Fétis musicographe, 2013). Il travaille actuellement sur l’histoire des pratiques musicales aux xixe et xxe siècles (avec Aurélien Poidevin, La Scène lyrique autour de 1900, 2012 ; Le Piano français et la technique du jeu perlé (1840-1960), à paraître). Films documentaires (en ligne) : De la répétition au concert (2013) et Aux origines du piano français : le jeu perlé (2014).

Séminaire « Le paysage sonore, un bilan historique »
Conférence « Reconstruire un paysage sonore : un problème sans solution »
Étude de cas « Paysages sonores londoniens du XIXe siècle »
Étude de cas « Le paysage sonore des cinéastes »

 

 

Line Chamberland

Novembre 2017

Sociologue de formation, Line Chamberland est professeure au département de sexologie de l’Université du Québec à Montréal. Elle a réalisé plusieurs études sur les différentes formes d’exclusion sociale des personnes marginalisées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, dans des contextes institutionnels tels que le milieu de travail, le milieu scolaire et les services sociaux et de santé. Son implication dans divers groupes associatifs et communautaires lui a permis de tisser des partenariats fructueux avec de nombreux acteurs sociaux. Depuis 2011, elle est titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie (UQAM), dont le rôle est d’accroître et mobiliser les connaissances sur les minorités sexuelles et de genre, en collaboration avec des partenaires institutionnels, associatifs et syndicaux, notamment le Bureau de lutte contre l’homophobie (ministère de la Justice), le Conseil québécois LGBT et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Elle a reçu le prix Pierre Dansereau 2014 soulignant l’engagement social d’un chercheur.

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Des injustices structurelles à la reconnaissance de la diversité. Regard critique sur l’évolution des politiques publiques contre l’homophobie et la transphobie au Québec »

 

Sébastien Chauvin

Juin 2018

Sébastien Chauvin est sociologue et professeur associé au Centre en Etudes Genre de l’Université de Lausanne, ancien directeur du Amsterdam Research for Gender and Sexuality à l’université d’Amsterdam. Ses recherches portent sur le genre, la sexualité, les inégalités de classe, les migrations internationales, la sociologie du travail et l’épistémologie des sciences sociales. Il est notamment l’auteur, avec Laure Bereni, Alex Jaunait et Anne Revillard, l’Introduction aux études sur le genre (De Boeck, 2ème édition 2012) et avec Arnaud Lerch, Sociologie de l’homosexualité (La Découverte, 2013, trad. italienne 2017). Ses axes de recherche actuels dans le domaine du genre et de la sexualité explorent la construction sociale du sens des relations sexuelles dans le contexte d’inégalités diverses (ethniques, économiques, civiques), les transformations des identités lesbiennes, gaies, bi et trans à travers l’espace social et ethno-culturel, ainsi que les controverses récentes autour de la vérité du sexe, de la race et de la filiation.

Workshop « Perilous knowledge, Gender & sexuality scholars at risk in Europe »
Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Les humains ont-ils toujours eu un genre ? »

 

Antoine Chollet

Novembre 2017

Docteur en science politique, Antoine Chollet est Maître assistant à l’Institut d’Études Politiques, Historiques et Internationales de l’Université de Lausanne et membre du Centre Walras Pareto d’études interdisciplinaires de la pensée économique et politique. Ses recherches portent sur le nationalisme (en particulier dans sa variante suisse La Suisse, nation fêlée, Presses du Belvédère, 2006) et sur la théorie politique de la démocratie, à laquelle il a consacré des livres (Défendre la démocratie directe, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2011) et de très nombreux articles. Il se situe dans le sillage des théoriciens de la démocratie radicale (Cornelius Castoriadis, Claude Lefort, Jacques Rancière) dont il retravaille les œuvres sous le double point de vue de l’histoire des idées et des enjeux normatifs contemporains.

Conférence « Politiques de John Ford »
Conférence « Lefort, penseur de la démocratie sauvage »

 

Jeroen De Kloet

Octobre 2017

Jeroen de Kloet is Professor of Globalisation Studies and Director of the Amsterdam Centre for Globalisation Studies (ACGS) at the University of Amsterdam. His work focuses on cultural globalisation, in particular in the context of East Asia. He is the principal investigator of a project funded by the European Grant Council (ERC), titled “From Made in China to Created in China. A Comparative Study of Creative Practice and Production in Contemporary China.” In 2010 he published China with a Cut – Globalisation, Urban Youth and Popular Music (Amsterdam UP). He wrote, together with Yiu Fai Chow, Sonic Multiplicities: Hong Kong Pop and the Global Circulation of Sound and Image (Intellect, 2013) and edited, together with Lena Scheen Spectacle and the City – Chinese Urbanities in Art and Popular Culture (Amsterdam UP, 2013). With Anthony Fung he published Youth Cultures in China (Polity 2017). See also www.jeroendekloet.nl

Cours-conférence « No Time to Waste – Chinese Youth and the Politics of Precarity »
Workshop « Cultural production in China today »

 

Philippe Droz-Vincent

Octobre 2017 & Mai 2018

Philippe Droz-Vincent est professeur agrégé en sciences politiques et en relations internationales. Spécialiste du monde arabe il est professeur à Sciences-Po Grenoble. Ses recherches portent sur le rôle de l’armée et de la sécurité dans les pays du Moyen-Orient, les révolutions arabes, l’autoritarisme et les processus de transition démocratique.  Il est l’auteur de Moyen-Orient, pouvoirs autoritaires et sociétés bloquées, Paris, PUF, 2004, de Vertiges de la puissance, le moment américain au Moyen-Orient, La Découverte, 2007 et du Moyen-Orient, le cavalier bleu, 2009.

Séminaire « Entre local et international: les dynamiques politico-militaires de la guerre civile libyenne (2011 jusqu’à aujourd’hui) »
Cours-conférence « Les enjeux internationaux (et régionaux) du conflit syrien: le conflit syrien entre enjeux internes et « proxy wars » regionales et internationales »

 

Jacques Ehrenfreund

Novembre 2017

Jacques Ehrenfreund est professeur titulaire de la Chaire d’histoire des Juifs et du judaïsme à l’Université de Lausanne. Historien spécialiste de l’histoire des Juifs et du judaïsme à l’époque moderne et contemporaine, Jacques Ehrenfreund s’intéresse à la question de la construction des groupes et des identités sociales à l’ère de la nationalisation des sociétés européennes et au rôle rempli par les héritages religieux dans ce cadre. Il est l’auteur, avec Jean-Philippe Schreiber de : Les marranismes. De la religiosité cachée à la société ouverte, Éditions Demopolis, 2014 ; avec Pierre Gisel, Religieux, société civile, politique. Enjeux et débats historiques et contemporains, Éditions Antipodes, 2012.

Conférence « Débats historiographiques sur le judaïsme et le catholicisme »

 

Kate Fisher

Mars 2018

Kate Fisher is Professor of Social and Cultural History at the University of Exeter. Her books include, Birth control sex and Marriage in Britain, c1918-1960; (with Simon Szreter) Sex before the Sexual Revolution, and (with Rebecca Langlands) Sex, Knowledge and Receptions of the Past. She has established, with her co-authors (Langlands, Funke and Grove), the Sexual Knowledge Unit at the University of Exeter, and she is currently directing, with Jana Funke, a 5-year Wellcome-Trust funded project: Rethinking Sexology. Her public engagement work includes the Sex and History Project, which seeks to use historical objects to improve sexuality education in a variety of settings.

Colloque « Sexologie et idéologie à l’âge de l’institutionnalisation (1960-2000) »

 

Antoine Garapon

Février 2018

Ancien magistrat et juge pour enfants, Antoine Garapon a fondé l’Institut des Hautes Etudes sur la Justice (IHEJ), où il observe les mutations de la place du droit dans nos sociétés. Il anime sur France culture une émission consacrée à la pensée juridique, « Le Bien commun ». Il a développé sous le même nom une collection d’ouvrages, aux éditions Michalon, qui permettent de présenter des auteurs qui, sans être juristes, ont une réflexion éclairante sur le droit. Antoine Garapon a publié plus de 30 ouvrages sur le droit et la justice dont, récemment: « La Raison du moindre État. Le néolibéralisme et la justice » (Odile Jacob, 2010); « Deals de justice – Le marché américain de l’obéissance mondialisée » (avec Pierre Servan-Schreiber), PUF, 2013; « La Prudence et l’Autorité: Juges et procureurs du XXIe siècle » (avec Boris Bernabé et Sylvie Perdriole), Oldile Jacob, 2014. Il anime l’émission « Le bien commun » sur France-Culture et participe au comité de rédaction de la revue Esprit.

Conférence-débat « Justice prédictive »
Aux frontières de l’humain « La justice aux mains des machines ? Algorithmes, intelligences artificielles et justice prédictive »

 

Romain Graziani

Mai 2018

Après des études de philosophie et de chinois classique en France, en Angleterre puis aux Etats-Unis, Romain Graziani s’est consacré à l’histoire intellectuelle de la Chine ancienne et médiévale. Il a publié diverses études (traductions et essais) sur le taoïsme ancien (dont Ecrits de Maître Guan. Les Quatre Traités de l’Art de l’esprit; Fictions philosophiques du Tchouang-tseu; Les Corps dans le taoïsme ancien). Ses autre études abordent les visions et les usages du corps dans la médecine chinoise comme dans l’école ritualiste, la condition des fonctionnaires et les formes d’écriture du Soi (Une Voix pour l’évasion. Hsi K’ang et sa lettre de rupture). Depuis quelques années, il étudie la genèse et le développement de l’autorité politique et prépare une monographie sur Han Fei (mort en -233), qui jeta les bases de l’idéologie de la monarchie impériale et du pouvoir absolu. Il est actuellement professeur en études chinoise à l’Ecole normale supérieure de Lyon et co-dirige l’Institut d’Asie Orientale (CNRS).

Cours-Conférence « Violence légale, éthique du corps et visions du Sage en Chine ancienne. Réflexions sur le sort des criminels dans le Zhuangzi »
Conférence « Le paradoxe de l’intention et les ressources de l’inaction »

 

Florent Guénard

Avril 2018 & Mai 2018

Florent Guénard, agrégé et docteur en philosophie, est maître de conférences à l’Université de Nantes et chercheur associé au Collège de France (chaire d’Histoire moderne et contemporaine du politique). Il est également le directeur de la rédaction du site laviedesidees.fr. Spécialiste de philosophie politique et morale, il fait porter ses recherches sur la question des conditions de possibilité d’un universalisme démocratique, qu’il a abordée à travers ses études de la pensée de Jean-Jacques Rousseau (son livre Rousseau et le travail de la convenance, Champion, 2004 a été suivi de nombreux articles) et ses enquêtes sur les formes d’existence contemporaines de la démocratie  (il a co-dirigé les volumes Peuples et populisme, Puf, 2013 et La Démocratie à l’œuvre. Autour de Pierre Rosanvallon, Seuil, 2015). Son récent livre La Démocratie universelle. Philosophie d’un modèle politique (Seuil, 2016) s’inscrit dans le sillage de ces travaux.

Aux frontières de l’humain « La démocratie : un modèle humain universel ? »

 

Frédéric Gugelot

Février 2018

Frédéric Gugelot, est professeur agrégé en histoire contemporaine, à l’Université de Reims (Champagne-Ardennes), et membre du CERHiC (Centre d’Etudes et de Recherche en Histoire Culturelle). Ses recherches portent principalement sur l’histoire culturelle du religieux. Il est l’auteur de : La messe est dite. Le prêtre et la littérature d’inspiration catholique en France au XXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2015 et La conversion des intellectuels au catholicisme en France 1885-1935, C.N.R.S. Éditions, 1998, 533 p. Nouvelle édition revue, 2010 ; il a codirigé avec Cécile Vanderpelen et Jean-Philippe Warren, L’engagement créateur. Écritures et langages des personnalismes chrétiens au XXesiècleCOnTEXTES, n°12, 2012.

Aux frontières de l’humain « Les prêtres sont-ils des humains comme les autres ? »
Conférence « Débats historiographiques sur le judaïsme et le catholicisme »

 

Peter Jackson

Mai 2018

Peter A. Jackson PhD is Emeritus Professor of Thai history and cultural studies in the Australian National University’s College of Asia and the Pacific. Over the past 30 years, he has written extensively on modern Thai cultural history, with special interests in religion, sexuality and critical approaches to Asian histories and cultures. Peter Jackson was editor-in-chief of Asian Studies Review, flagship journal of the Asian Studies Association of Australia, from 2009 to 2012 and he is a member of the editorial collective of Hong Kong University Press’s Queer Asia monograph series. Peter Jackson founded the Thai Rainbow Archives Project, which with support from the British Library’s Endangered Archives Programme, has collected and digitised Thai gay, lesbian, and transgender magazines and community organisation newsletters. His most recent books are: “The Ambiguous Allure of the West: Traces of the Colonial in Thailand” (with Rachel Harrison HKUP 2010), “Queer Bangkok: 21st Century Markets, Media and Rights” (HKUP 2011), “The Language of Sex and Sexuality in Thailand” (with Pimpawun Boonmongkon, Silkworm Books, Chiang Mai 2012,) and “Cultural Pluralism and Gender/Sex Diversity in Thailand” (with Narupon Duangwises, Princess Sirindhorn Anthropology Centre, Bangkok, 2013). His most recent book, “First Queer Voices from Thailand: Uncle Go’s Advice Columns for Gays, Lesbians and Kathoeys”, was published by HKUP in April 2016.  He is collaborating with Prof. Bénédicte Brac de la Perrière (Centre Asie du Sud-Est, CNRS-EHESS Paris) to establish a network of scholars interested in the resurgence of spirit possession rituals across the Buddhist societies of mainland Southeast Asia. He is  currently writing a book on the political dimensions of new cults of wealth and other non-orthodox forms of ritual in Thailand.

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Not Following the Script: Expanding Queer and Transgender Autonomy in Thailand’s Alternative Modernity »
Cours-conférence « Semicolonial Power in Thailand and the Separation of Public/International and Private/Domestic Spaces »
At the Borders of the Human « Humanity, Inhumanity & Magic in Asian Societies »
Conference « Capitalist Modernity and the Enchantment of Political Culture: Spirits of Power in 21st Century Thailand »

 

Gert Hekma

Mars 2018

Gert Hekma taught sex and gender studies which was gay and lesbian studies back in the eighties and nineties (1984-2017). He published profusely on the history and sociology of (homo)sexuality such as Homoseksualiteit, een medische reputatie (1987), De roze rand van donker Amsterdam (1992; The pink margin of dark Amsterdam), Homoseksualiteit van 1730 tot de moderne tijd (2004), ABC van perversies (2009) and coedited The Pursuit of Sodomy (1989), Het verlies van de onschuld. Seks in Nederland (1990, The loss of innocence), Gay Men and the Sexual History of the Political Left (1995), Sexual Cultures in Europe (two volumes, 1999), The Cultural History of the Modern Age (2011) and, with Alain Giami, Sexual Revolutions (2014, French Révolutions sexuelles, 2015) and many articles in the academic and popular press, co-organized exhibits, lectures for the Mosse Foundation and conferences like Among Men, Among Women (1983).

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Celebrating 150 years of homo/heterosexuality »

 

Liora Israël

Mars 2018

Liora Israël est maîtresse de conférences en sociologie à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris) depuis 2006. Elle a consacré sa thèse de doctorat à la résistance dans les milieux judiciaires sous le régime de Vichy (Robes noires, années sombres, Paris, Fayard, 2005). Elle s’intéresse aujourd’hui à la place du droit dans la formation des élites ainsi qu’aux mobilisations politiques du droit (e.a. L’arme du droit, Paris, Presses de Sciences Po, 2009). Elle a reçu en 2008 le prix international Adam Podgórecki décerné par le Research Committee on Sociology of Law de l’Association Internationale de Sociologie. Elle est membre depuis 2009 du Comité de rédaction de la Revue Canadienne Droit et Société / Canadian Journal of Law and Society et depuis 2011 du comité éditorial de la revue Droit et Société. Elle est membre du bureau du Réseau Thématique « Sociologie du droit et de la justice » de l’Association Française de Sociologie, et de la Law and Society Association.

Colloque « La mobilisation du droit par les mouvements sociaux et la société civile »
Séminaire doctoral « L’utilisation des méthodes empiriques dans la recherche sociojuridique »

 

Jane Jenson

Septembre 2017

Jane Jenson est professeure émérite au Département de science politique de l’Université de Montréal.  Elle est devenue titulaire de la Chaire de recherche du Canada en citoyenneté et en gouvernance en  2001 (renouvelée en 2008), boursière principale de 2004 au 2017 du Programme Bien-être collectif (Successful Societies) de l’Institut canadien des recherches avancées (www.cifar.ca), et lauréate de la Fondation Trudeau du 2005 à 2008.  Ses recherches portent sur les politiques sociales et les transformations des paradigmes de régulation sociale, avec une perspective de genre et féministe. Depuis 20 ans elle suit l’instrumentation de la perspective de l’investissement social en Amérique latine comme en Europe, avec publications dans Social Politics, Journal of Social Policy, Social Policy and Administration, etc. Son ouvrage le plus récent est Reassembling Motherhood. Procreation and Care in a Globalized World (avec Y. Ergas et S. Michel) Columbia University Press, 2017.

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Les politiques de « l’investissement social ». Quelles conséquences pour les rapports de genre? »

 

Akinobu Kuroda

Avril 2018

Akinobu KURODA, docteur en philosophie (l’Université de Strasbourg), maître de conférences à l’Université de Strasbourg où il enseigne l’histoire de la littérature et de la pensée japonaises. Thèse : Enjeux, possibilités et limites d’une philosophie de la vie. Kitarô NISHIDA au miroir de quelques philosophes français, Lille, ANRT, Thèse à la carte, 2004. Articles : « Une philosophie de la vie en train de se faire  — la philosophie de Nishida au miroir de la phénoménologie française — » (la revue trimestriel Kan, vol. 16, Éd. Fujiwara, paru en janvier 2004 en japonais) ; « Le Ciel vide et la terre saturée. Le néant médiateur, silencieux, ouvert et passible » dans Notions esthétiques. Résonances entre les arts et les cultures, Harmattan, 2013 ; « Le geste dans le théâtre nô : approche philosophique — réflexion phénoménologique sur la forme vivante, mise en scène dans le théâtre  » dans La fleur cachée du Nô, Honoré Champion, 2015.

Cours-Conférence « Éléments de la nature dans la vision du monde au Japon ancien – quelques aspects de l’histoire de la pensée japonaise I »
Cours-Conférence « Éléments de la nature dans la vision du monde au Japon ancien – quelques aspects de l’histoire de la pensée japonaise II »

 

Henry Laurens

Décembre 2017

Henry Laurens est historien, professeur au Collège de France titulaire de la chaire «Histoire contemporaine du monde arabe ». Docteur d’État et agrégé d’histoire, il est reconnu comme l’un des grands spécialistes du Moyen-Orient. Ses derniers ouvrages abordent les relations entre l’Orient et l’Europe, les crises et l’évolution du monde arabe contemporain. Henry Laurens est professeur invité au cours du mois de novembre à la MSH. Pour une bibliographie complète et d’informations complémentaires sur ses enseignements en ligne connectez-vous sur le site internet du Collège de France.

Conférence « Violences du XXème siècle, violences du XXIème siècle »

 

Guillaume Le Blanc

Décembre 2017

Guillaume le Blanc est Professeur à l’Université Paris Est Créteil où il est titulaire de la chaire de philosophie pratique et Directeur du Département de philosophie. Il est également membre associé du Centre International de Philosophie Française Contemporaine (ENS Ulm). Spécialiste internationalement reconnu de philosophie sociale, il mène des recherches dans la triple direction de la philosophie pratique, de la philosophie de la médecine et d’un dialogue avec les courants de la philosophie contemporaine qui relèvent de la théorie critique. Ses travaux allient ainsi l’histoire de la sociologie à une philosophie de la normativité située à l’intersection du vital et du social, d’où la mobilisation de la philosophie pratique et la philosophie de la médecine de matière à articuler la philosophie politique à la question de la vulnérabilité. Il est l’auteur de nombreux livres, parmi lesquels Canguilhem et les normes (Puf, 1998 et 2008), La vie humaine. Anthropologie et biologie chez Georges Canguilhem (Puf, 2002 et 2010), L’esprit des sciences humaines (Vrin, 2005), Vies ordinaires, vies précaires (Seuil, 2007), L’invisibilité sociale (Puf, 2009), Dedans, dehors. La condition d’étranger (Seuil, 2011), Que faire de notre vulnérabilité ? (Bayard, 2011), La philosophie comme contre-culture (Puf, 2014), La fin de l’hospitalité (avec Fabienne Brugère, Flammarion, 2017)

Conférence « Inaudible donc invisible. Éléments pour une philosophie sociale »

 

Hélène Michel

Mars 2018

Hélène Michel est Professeure de science politique à l’Université de Strasbourg et Directrice de l’Unité Mixte de Recherche « Sociétés, Acteurs, Gouvernements en Europe » qui regroupe plus d’une centaine de chercheurs. Après une formation pluridisciplinaire en sciences sociales (philosophie, économie, sociologie), elle a réalisé sa thèse de doctorat en science politique à l’EHESS. Spécialisée sur la sociologie politique de l’Union européenne, elle travaille sur l’activité des groupes d’intérêt (entreprises, ONG, organisations syndicales et patronales). Les deux projets principaux auxquels elle consacre ses recherches pour l’instant sont, premièrement, les conflits d’intérêts dans le domaine du médicament et, deuxièmement, l’analyse et à la comparaison des rôles, ressources et compétences des magistrats non professionnels élus ou désignés par les salariés qui statuent dans les juridictions du travail sur des litiges ayant trait aux droits des travailleurs.

Colloque « La mobilisation du droit par les mouvements sociaux et la société civile »

 

Thomas Pierret

Avril 2018

Thomas Pierret est Chargé de Recherches au CNRS-IREMAM, Aix-en-Provence. De 2011 à 2017, il était rattaché à l’Université d’Edimbourg, où il a occupé la fonction de Senior Lecturer in Contemporary Islam et dirigé le Centre for the Advanced Study of the Arab World (CASAW). Titulaire d’un doctorat en Science politique de Sciences Po Paris et de l’Université de Louvain, il a effectué des séjours postdoctoraux à l’Université de Princeton et au Zentrum Modern Orient de Berlin. Depuis 2004 ses recherches portent sur l’islam politique en Syrie. Il est l’auteur de Religion and State in Syria (Cambridge University Press, 2013) et l’éditeur de Devenir révolutionnaire. Au cœur des révoltes arabes (Armand Colin, 2013).

Conférence « La Syrie à l’heure du dépeçage : tutelles internationales et résistances locales »

 

Philippe Portier

Avril 2018

Philippe Portier est, depuis 2007, directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Paris-Sorbonne), où il occupe la chaire « Histoire et sociologie des laïcités », et dont il est membre du Conseil scientifique. Depuis 2008, il est directeur du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités. Agrégé de science politique, il était, avant d’être élu à la Sorbonne, professeur à l’Université de Rennes 1, dont il dirigeait le master de science politique et l’École doctorale Droit, Science politique et Philosophie. Membre, durant plusieurs années, du Conseil national des Universités (2002-2009), il est également professeur à Sciences-Po Paris où il enseigne en Master la théorie politique. Membre des comités éditoriaux des Archives en Sciences Sociales des Religions et de Teoria e cultura, il dirige aux Presses Universitaires de Rennes deux collections, « L’Univers des Normes » et « Sciences des Religions ». Ses recherches portent principalement sur l’analyse comparée des régimes de sécularité, la sociologie et la philosophie de la laïcité française, la relation religion/politique, la sociologie du catholicisme, la théorie de la démocratie, la philosophie politique contemporaine.

Séminaire « Le religieux dans la philosophie politique contemporaine »
Conférence « L’État et les religions en France. Une sociologie historique de la laïcité »
Séminaire « L’enseignement du fait religieux à l’école publique »

 

Diane Roman

Février 2018

Diane Roman est juriste, agrégée de droit public et professeure des Universités. Depuis sa thèse de doctorat (1996-2000), soutenue à la Sorbonne, ses recherches portent sur les droits fondamentaux, qu’elle aborde sous l’angle notamment du droit social et du droit de la santé. Elle travaille aux frontières du droit public et du droit privé, du droit international et du droit français, sur le traitement juridique des questions sociales (pauvreté, égalité, droits des femmes, droit de la protection sociale). Diane Roman a publié chez Dalloz en 2013 avec Stéphanie Hennette Vauchez un ouvrage d’ensemble sur le régime juridique des droits de l’Homme et des libertés fondamentales; la 2e édition est parue en 2015. Après avoir été maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, Diane Roman a rejoint l’Université François-Rabelais à Tours et mène ses travaux de recherches au sein du CREDOF, Université Paris Ouest Nanterre la Défense et du LERAP à Tours. Elle préside la section de droit public et de sciences politiques de l’Université de Tours. En 2011, Diane Roman a été nommée membre de l’Institut Universitaire de France. Depuis 2015, Elle est membre de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme et préside la sous-commission « Société, Ethique et éducation aux droits humains ».

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Consentement et violences sexuelles »
Séminaire « Mobiliser le genre dans nos enseignements du droit : et pourquoi pas ? »
Aux frontières de l’humain « Droits de l’homme ou droits humains ? Vers une universalité inclusive »

 

Patrick Savidan

Février 2018

Patrick Savidan est professeur de philosophie politique à l’Université de Paris-Est Créteil; il est également le fondateur et le directeur actuel de la rédaction de la revue internationale Raison publique, consacrée à la philosophie morale et politique (site de la revue : ). Co-fondateur en 2002 de l’Observatoire des inégalités et membre du conseil scientifique du PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture, service interministériel), il intervient régulièrement auprès des collectivités locales et des responsables politiques en qualité d’expert sur les questions sociales et politiques. Spécialiste internationalement reconnu de théorie politique, il consacre ses recherches aux questions liées à la théorie de la justice, aux enjeux de l’inégalité sociale et aux modèles du multiculturalisme. Il a dirigé et écrit de nombreux ouvrages, parmi lesquels La République ou l’Europe ? (dir., Livre de poche, 2004), Dictionnaire des sciences humaines (dir. avec Sylvie Mesure, Puf, 2006), Repenser l’égalité des chances (Hachette, 2007 et 2010), Le multiculturalisme (Puf, 2009 et 2011), Voulons-nous vraiment l’égalité ? (Albin Michel, 2015).

Conférence « Vérité et démocratie: un retour du refoulé ? »

 

Annique Smeding

Octobre 2017

Annique Smeding est Professeure de Psychologie sociale à l’Université Savoie Mont Blanc (France) et rattachée au Laboratoire Interuniversitaire de Psychologie : Personnalité, Cognition, Changement Social (LIP/PC2S). Elle a réalisé sa thèse de doctorat en Psychologie sociale à l’Université de Toulouse (France), puis des recherches post-doctorales à Clermont Université (France) et à l’Université de Lausanne (Suisse). Ses travaux de recherche portent sur la régulation sociale de la cognition et de la motivation, la cognition sociale implicite, ainsi que l’auto-présentation et la valeur sociale. Dans le cadre de ces travaux, elle s’intéresse notamment à l’émergence et à l’influence des stéréotypes de genre liés aux disciplines académiques, ainsi qu’aux motivations sociales des élèves en contexte académique. Ces travaux collaboratifs ont fait l’objet de publications dans diverses revues internationales, dont Psychological Science et Journal of Personality and Social Psychology. Elle est directrice adjointe de son laboratoire, co-responsable d’un Master 2 de Psychologie, éditrice associée d’une revue internationale et  a été nommée membre titulaire du Conseil National des Universités en France. Elle participe à des contrats de recherche marqués par une forte interdisciplinarité et réalise de nombreuses expertises pour des revues internationales et des agences de financement de la recherche.

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Trajectoires contre-stéréotypiques : comparaison intergroupe des stéréotypes implicites de femmes et d’hommes (contre)-stéréotypiques »

 

Shogo Suzuki

Février 2018

Shogo Suzuki is Senior Lecturer at the Department of Politics, University of Manchester. His primary research interests are Chinese and Japanese foreign policy and Sino-Japanese relations, and has published articles on these subjects in European Journal of International Relations, Millennium, The Pacific Review, Pacific Affairs, and Journal of Contemporary China. He is also the author of Civilization and Empire: China and Japan’s Encounter with European International Society, as well as editor (with Yongjin Zhang and Joe. Quirk) of International Orders in the Early Modern World: Before the Rise of the West (both with Routledge).

Lecture series « Sino-Japanese geo-strategic rivalries in North East Asia »
Conference « Non-proliferation and changing security policies in East Asia »

 

Mathieu Trachman

Novembre 2017

Mathieu Trachman est sociologue à l’Institut national d’études démographiques, Paris, et coresponsable du master « Genre, politique et sexualité » de l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a notamment publié Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes (La Découverte, 2013), avec Laure Bereni, Le genre. Théories et controverses (Puf, 2014) et l’entrée « Désir(s) » dans L’encyclopédie critique du genre (La Découverte, 2016). Il travaille actuellement sur les violences de genre, les sexualités minoritaires et les enjeux méthodologiques que posent les analyses contemporaines des homosexualités.

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Que des fantasmes ? Pornographie et politique des désirs »

 

Matthew Waites

Décembre 2017

Dr. Matthew Waites is Senior Lecturer in Sociology in the School of Social and Political Sciences at the University of Glasgow, and Visiting Professor at the Université libre de Bruxelles during 2017-18. He is author of The Age of Consent: Young People, Sexuality and Citizenship (Houndmills: Palgrave Macmillan, 2005); and co-editor (with Corinne Lennox) of Human Rights, Sexual Orientation and Gender Identity in the Commonwealth: Struggles for Decriminalisation and Change (London: School of Advanced Study, 2013). He is co-editor with Patricia Hynes, Michele Lamb and Damien Short, of three special issues on sociology and human rights, including issues of the International Journal of Human Rights in 2010 (‘Sociology and Human Rights: New Engagements’) and 2012 (‘New Directions in the Sociology of Human Rights’), and a special issue of Sociology ‘The Sociology of Human Rights’ in October 2012. He also co-edited (with Kelly Kollman) ‘The Global Politics of LGBT Human Rights’, special issue of Contemporary Politics (Vol.15, no.1, March 2009). He has authored articles in journals including Sociology, Social and Legal Studies, Parliamentary Affairs, International Journal of Human Rights, Contemporary Politics and Sexualities. A recent article published online in The Sociological Review is titled ‘LGBTI Organisations Navigating Imperial Contexts: The Kaleidoscope Trust, the Commonwealth and the need for a Decolonizing, Intersectional Politics’ (DOI: 10.1111/1467-954X.12424); it will appear in print in Volume 65, no.4, in November 2017.  The article ‘Genocide and Global Queer Politics’ is in press for the Journal of Genocide Research.  Dr. Waites is a co-founder of Glasgow Human Rights Network and an Associate Director of the Centre for Research on Families and Relationships.   He is also a series editor of the new Global Queer Politics book series for Palgrave Macmillan, co-edited with Jordi Díez, Sonia Corrêa and David Paternotte.

Workshop « Transnational solidarities and global queer politics »

 

Phillip Ayoub

Phillip M. Ayoub is an assistant professor of politics at Drexel University. He received his Ph.D. from the Department of Government at Cornell University in 2013, and also spent a year as Max Weber Fellow in the Department of Political and Social Sciences at the European University Institute. His research bridges insights from international relations and comparative politics, engaging with literature on transnational politics, gender and politics, norm diffusion, and the study of social movements. He is the author of “_When States Come Out: Europe’__s__ Sexual Minorities and the Politics of Visibility_” (Cambridge University Press, 2016) and, with David Paternotte, « _LGBT Activism and the Making of Europe: A Rainbow Europe_ » (Palgrave, 2014). Other publications have appeared or are forthcoming in Comparative Political Studies, the European Journal of International Relations, the European Political Science Review, the Journal of Human Rights, Mobilization and Perspectives on Europe. For more information, please see http://www.phillipmayoub.com/

Workshop « The Role of Values in EU Governance : “Human Dignity” from Theory to Practice »
Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « When States Come Out: Europe’s Sexual Minorities and the Politics of Visibility
 »

 

Céline Béraud

Céline Béraud travaille sur des sujets de recherche très proches de ceux qui sont au centre de l’Action de recherche concertée « Révolution sexuelle et (dé)pilarisation de 1960 à 2000 : une spécificité belge ? Contribution à une histoire des normes de genre et de sexualité ». Pendant son séjour à l’ULB, elle collaborera étroitement, dans une approche comparative et interdisciplinaire, avec les professeurs David Paternotte (STRIGES), Cécile Vanderpelen (CIERL) et d’autres chercheurs de ce projet. Céline Béraud pourra aussi être une personne de référence pour les doctorants qui s’inscrivent dans les mêmes thématiques et qui recourent à des méthodes comparables. Sa participation active au séminaire « Genre(s) et Sexualité(s) » permettra d’approfondir des liens déjà tissés lors de rencontres antérieures. De nouvelles possibilités de collaboration (colloques ou publications en commun, thèses en cotutelle, etc.) pourront ainsi être explorées. Céline Béraud prendra part aux enseignements du Master en Sciences des Religions et de la Laïcité, notamment dans le cadre du cours d’« Histoire du christianisme » (Monique Weis et Cécile Vanderpelen).

Conférence « Etre fervent-e catholique et marié-e en couple de même sexe »
Conférence « Enquêter sur le genre et la sexualité en terrain catholique. Considérations méthodologiques« 

 

Martin Breaugh

Martin Breaugh est Professeur au département de sciences politiques de la York University de Toronto. Il s’intéresse à l’histoire de la pensée politique, en particulier les questions de liberté et d’émancipation, la théorie politique française moderne et contemporaine, ainsi que les théorie de la démocraties. Traducteur de Miguel Abensour en anglais, Martin Breaugh est l’auteur, notamment, de « The Plebeian Experience. A Discontinuous History of Political Freedom », publié en 2013, ainsi que « Thinking Radical Democracy: The Return to Politics in Postwar France » (avec Christopher Holman et al. eds), publié en 2015.

Conférence « L’oligarchie aujourd’hui »

 

Sylvie Chaperon

Sylvie Chaperon est agrégée, docteure et habilitée en histoire. Elle est professeure en histoire contemporaine du genre à l’Université de Toulouse Jean Jaurès et spécialiste de l’histoire du mouvement féministe en France après la deuxième guerre mondiale et de l’histoire de la sexologie du XIXe siècle au XXe siècle. Elle a contribué au développement d’Arpege, un réseau universitaire d’études de genre (voir:  ) et a créé le réseau de Masters Arpege.

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Sexologies européennes : convergences et divergences du Nord au Sud XIXe-XXe siècle »

 

Matteo Colleoni

Matteo Colleoni est Professeur de Sociologie urbaine à l’Università degli Studi di Milano Bicocca . Ses domaines de recherche sont la sociologie de l’environnement et des territoires, la sociologie des mobilités urbaines, la sociologie des temporalités sociales et des politiques temporelles urbaines, ainsi que la méthodologie de la recherche en sciences sociales. Il a récemment co-dirigé avec Paola Pucci l’ouvrage understanding Mobilities for Designing contemporary Cities (Ed. Springer, 2016)

Séminaire « Villes et inégalités sociales d’accès. Théories et résultats d’une recherche appliquée aux personnes âgées »
Cours « Mobilité et changements urbains : lire l’histoire des métropoles à travers la mobilité de leurs populations »
Séminaire « Régions métropolitaines et zones périurbaines en Italie. Une proposition méthodologique basée sur les flux de mobilité et la densité des fonctions métropolitaines »

 

 

Magalie Flores-Lonjou

Magalie Flores-Lonjou est maître de conférences habilitée à diriger des recherches à la faculté de droit de l’Université de La Rochelle. Elle y enseigne le droit public français et européen. Ses recherches dans le laboratoire CEREGE LR-MOS EA 1722 sont relatives à la représentation cinématographique des questions juridiques, judiciaires et politiques, mais également aux questions pédagogiques à l’université. Elle a notamment co-dirigé: « La famille au cinéma. Regards juridiques et esthétiques », préface de Marie-Anne Frison-Roche, Mare et Martin, coll. Droit et cinéma, 2016, ainsi que « Le travail, entre droit et cinéma », préface d’Alain Supiot, PUR, coll. L’univers des normes, 2012. Magalie Flores-Lonjou co-anime le Blog Droit et cinéma : http://lesmistons.typepad.com/

Conférence « La justice de classe(s) à l’écran », séance du 18 avril 2017

 

Eric Gobe

Éric Gobe est directeur de recherches au CNRS et chercheur à l’Institut de Recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC). Spécialiste du Maghreb et en particulier du système politique tunisien, il s’intéresse sur ce terrain à la sociologie des professions et des élites (ingénieurs, avocats, etc.), incluant une perspective historique. Il est l’auteur, notamment, de Histoire de la Tunisie depuis l’indépendance (avec Larbi Chouikha), paru aux Editions La Découverte en 2015, et de Les avocats en Tunisie de la colonisation à la révolution (1883-2011). Sociohistoire d’une profession politique, paru en 2013.

Conférence : « Penser les relations avocats/magistrats dans la Tunisie indépendante: conflictualité professionnelle et enjeu politique »

 

Boris Grésillon

Boris Grésillon est professeur de Géographie à l’Université d’Aix-Marseille. Spécialisé dans la géographie de l’art (Grésillon B., Géographie de l’art. Ville et création artistique, Paris, Economica, 2014), il observe depuis de longues années comment la culture, ou plutôt les cultures et leurs acteurs, participent à la métropolisation des villes, comment ils en redessinent les espaces et les formes, participent à faire bouger les lignes des identités urbaines, comment ils contribuent – directement ou indirectement – à forger les représentations et les trajectoires des villes sur la scène internationale.

Discussion croisée entre Boris Grésillon et les participant-e-s
Visite de terrain dans le quartier du WIELS (Forest)
Projection – Débat « Capitales européennes de la culture. Et après ? »

 

Sophie Guérard de Latour

Sophie Guérard de Latour entretient déjà des liens étroits avec les professeurs Justine Lacroix (Centre de théorie politique) et Jean-Philippe Schreiber (Centre interdisciplinaire d’Etude des Religions et de la Laïcité). Son séjour à l’ULB permettra d’approfondir ceux-ci et de développer de nouveaux projets de collaboration (journées d’études, publications en commun, thèses en cotutelle, etc.). Sophie Guérard de Latour sera une personne de référence pour le doctorants qui travaillent sur des sujets connexes ou qui ont recours à des méthodologies proches. Elle participera activement à plusieurs enseignements des Masters en Sciences politiques (cours de Justine Lacroix) et en Sciences des Religions et de la Laïcité (cours de Jean-Philippe Schreiber).
Le 27 octobre à 10h dans grande salle du CIERL, Sophie Guérard de Latour interviendra dans le cadre du cours Statut des cultes et convictions dans l’Union européenne. Elle parlera des droits culturels en Europe, notamment à partir de la lecture que Will Kymlicka fait du multiculturalisme européen, et précisera la notion de « droits culturels » en creusant les questions que pose l’écart entre culture et religion.

Conférence « Quelle place pour la religion dans les démocraties multiculturelles ? Les nouveaux visages de la tolérance libérale et de la laïcité républicaine »
Conférence « La politique de la différence, une lecture féministe du multiculturalisme »

 

Xavier Guchet

Après une thèse consacrée à la portée philosophique du concept d’évolution technique, Xavier Guchet a constamment associé la réflexion philosophique et les enquêtes de terrain et a participé à plusieurs recherches en collaboration avec des sociologues. Ces recherches ont porté sur différents processus d’automatisation. Xavier Guchet se consacre depuis 2006 aux enjeux philosophiques des nanotechnologies. Il a participé au programme ANR Bionanoethic (2006-2008) et coordonne le programme ANR Nano2e (2010-2012) dédié à l’étude croisée des aspects épistémologiques et éthiques des nanotechnologies. Il a co-organisé entre 2007 et 2009 un séminaire sur les nanotechnologies dans le cadre de l’Institut de Recherche et d’Innovation (centre Georges Pompidou).

Conférence « La médecine personnalisée »
Conférence « L’agentivité » (agency) des artefacts : approches contemporaines de la normativité technique

 

James Ingram

James Ingram’s main interests are in modern, especially contemporary, continental political theory, from Kant and Rousseau via Marx to Critical Theory, deconstruction, and post-Marxism. He has recently completed a manuscript that tries to rethink the idea of cosmopolitanism through a critical examination of the failures of top-down universalisms. His current research extends this work by exploring particular areas of especially transnational politics, including human rights, culture, democracy, and representation. He has also worked extensively as a translator from French (Jacques Derrida, Étienne Balibar, Jacques Rancière) as well as German (Axel Honneth, Reinhart Koselleck, Hauke Brunkhorst).

Conference « The Historical Significance of the Question of the Political »

 

Bruno Karsenti

Bruno Karsenti est directeur de recherches à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et a enseigné aux universités d’Aix-Marseille, de Lyon et de Paris I. Il a étudié la tradition sociologique et anthropologique, et la place qu’elle occupe dans la formation de la pensée politique moderne. Son approche des questions politiques se fonde sur l’apport spécifique des sciences sociales et le déplacement conceptuel qu’elles opèrent. Il a analysé le paradigme structural, pragmatiste et phénoménologique en sciences sociales. Il s’est aussi attaché à suivre la voie de la psychanalyse dans la définition d’une identité collective de type proprement politique. Dans « D’une philosophie à l’autre », paru en 2013, il caractérise et illustre la nouvelle pratique de la philosophie qu’induit la prise en compte des sciences sociales comme formation de savoir et pratique de connaissance constitutives de ce qu’on nomme modernité. En 2013, la médaille d’argent du CNRS lui a été décernée pour l’ensemble de ses travaux.

Conférence « Critique religieuse et critique de la religion. Un défi contemporain »
Conférence « Autour de la définition du socialisme »

 

Roman Kuhar

Roman Kuhar is an Associate Professor at the Department of Sociology, Faculty of Arts, University of Ljubljana, and teaches courses on gender, sexuality, popular culture and everyday life. He holds a PhD in sociology and is currently the head of the Department of Sociology and the head of its research unit.
He is the author of numerous scientific articles and several books, among others Media Construction of Homosexuality (2003), At the Crossroad of Discrimination (2009), Intimate Citizenship (2010), co-author (with A. Švab) of The Unbearable Comfort of Privacy (2006, Peace Institute) and co-editor (with J. Takács) of Beyond The Pink Curtain: Everyday life of LGBT people in Eastern Europe (2007) and Doing Families: Gay and Lesbian Family Practices (2011).

Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « From closet to transparent closet : everyday life of gays and lesbians in Slovenia »
Congrès « Publier sur le genre et la sexualité, un défi professionnel / To Publish in Gender and Sexuality Studies, a professional Challenge »

 

Reinoud Leenders

Dr. Reinoud Leenders est politologue enseignant -chercheur à l’université King’s College de Londres. Arabisant, il est reconnu pour ses recherches sur les crises et les conflits au Moyen-Orient. Ses intérêts de recherche et d’enseignement se concentrent sur la politique au Moyen-Orient en général, la Syrie , le Liban et l’Irak en particulier.
Son travail porte sur l’ économie politique de la corruption, la gouvernance autoritaire, les réfugiés et les conflits. Il a publié plusieurs articles dans des revues universitaires, il est aussi l’auteur de Spoils of Truce : Corruption and State Building in Post – war Lebanon (Cornell University Press 2012)

Conférence « On the Syrian civilian conflict (TBC) »

 

Jean-Michel Leniaud

Jean-Michel Leniaud est Professeur d’Histoire de l’art de l’époque contemporaine à l’Ecole nationale des chartes, qu’il a dirigé de 2011 à à216. Diplômé de l’École pratique des hautes études, docteur d’État en droit et détenteur de l’habilitation à diriger des recherches en lettres et sciences humaines, Jean-Michel Leniaud est connu notamment pour ses travaux sur l’histoire du patrimoine et sur l’histoire de l’architecture. Ses axes de recherches principaux sont la politique et l’histoire du patrimoine, l’histoire de la restauration monumentale, l’Art nouveau, ainsi que les relations entre art et politique. Auteurs de nombreuses publications sur ces thèmes, Jean-Michel Leniaud a également été inspecteur des monuments historiques de 1977 à 1990.

Conférence « Les destructions durant la Révolution française »

 

Marylène Lieber

Marylène Lieber est sociologue, professeure en études genre à l’Université de Genève. Ses travaux portent sur les violences, l’espace public et les migrations. Elle a publié notamment Genre, violences et espaces publics, la vulnérabilité des femmes en question (Presses de Science po, 2008) et « Qui dénonce le harcèlement de rue ? Un essai intersectionnel de géographie morale » in Fassa Farinaz, Roca Marta et Lépinard Eleonore (dir.), Les usages de l’intersectionnalité (La Dispute, à paraître).

Conférence : Atelier Genre(s) et Sexualité(s) « Penser la ville inclusive ou le (faux) dilemme entre anti-sexisme et anti-racisme »

 

Pierre-Jean Luizard

Directeur de recherche au CNRS-Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL), Pierre-Jean Luizard est historien du monde arabe reconnu pour ses recherches sur l’Irak contemporain, les sociétés civiles arabes et le chiisme contemporain. Il a séjourné plusieurs années dans la plupart des pays arabes du Moyen-Orient, particulièrement en Syrie, au Liban, en Irak, dans le Golfe et en Egypte. Historien de l’islam contemporain dans ces pays, il s’est particulièrement intéressé à en mettre en valeur les différentes manifestations, ainsi que le rôle joué par chacune d’elles dans les systèmes politiques en place : histoire du clergé chiite en Irak, histoire du réformisme musulman, notamment à travers la réforme d’Al-Azhar, et de l’islam populaire tel que les confréries soufies le structurent en Egypte. Son dernier ouvrage Daech : ou le retour de l’Histoire révèle les racines historiques de la naissance et du développement de l’Organisation de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie.

Conférence « Le clergé politique chiite »

 

Lionel Obadia

Pendant son séjour comme professeur invité, Lionel Obadia développera les collaborations déjà existantes avec plusieurs collègues de l’ULB, tant au CIERL (Jean-Philippe Schreiber) que dans le cadre du Laboratoire d’Anthropologie des Mondes contemporains (LAMC, Joël Noret). De nouveaux projets en commun pourront ainsi être envisagées (colloques, thèses en cotutelle, etc.). Lionel Obadia sera une personne de référence pour tous les doctorants et chercheurs qui travaillent sur le fait religieux dans une approche anthropologique ou en ayant recours à des concepts et méthodes inspirés par l’anthropologie. Il participera activement à plusieurs séminaires spécialisés, tant au CIERL que dans d’autres centres de recherche. Il présentera ses travaux dans le cadre d’une conférence ouverte à un plus large public, ce qui nous permettra aussi de donner un écho médiatique à sa présence à Bruxelles. Enfin, Lionel Obadia interviendra dans le cadre de plusieurs cours, tant dans le Master en Anthropologie que dans le Master en Sciences des Religions et de la Laïcité.

Conférence « Actualité de l’anthropologie des religions »
Workshop « Religion et magie » 

 

Daniela Piana

Daniela Piana est professeure à l’Université de Bologne et chercheure associée à l’Institut des Hautes Etudes sur la Justice à Paris, après des séjours postdoctoraux à l’Institut européen de Florence et à l’Université de Berkeley. Son travail se situe à la frontière entre les sciences politiques et le droit public. Elle a notamment travaillé sur les réformes de la Justice en Europe. Daniela Piana est spécialiste des réformes constitutionnelles et judiciaires des PECO ainsi que des pays de l’Europe du Sud. Impliquée comme experte auprès du Ministère de la Justice italien, comme formatrice dans les Ecoles de la magistrature ou comme co-présidente Groupe de recherche EGPA Sociologie de l’Etat, Daniela Piana a pris part aux tables rondes de l’OCDE sur l’égalité de l’accès à la justice.

 

Peter Stones

Peter Stone teaches and researches in heritage management, interpretation and education at the University of Newcastle. He’s working in the International Centre for Cultural and Heritage Studies (ICCHS) in the School of Arts and Cultures. Between 1998 and 2008, he was Honorary Chief Executive Officer of the World Archaeological Congress. In 2003 he was archaeological advisor to the UK Ministry of Defence prior to the invasion of Iraq and is currently involved in research into the practicalities and ethics of cultural heritage experts working with the military. Peter was awarded an OBE in the 2011 Queen’s Birthday Honours List for services to heritage education.

International workshop « Destroying archaeological heritage in time of conflicts crossed perspectives »

 

Wibo van Rossum

Wibo van Rossum is legal sociologist and anthropologist interested in multiculturalism, legal cultures and legal profession. He is interested in cultural diversity conflicts in the area of family law and the increasing tendency to frame multicultural family problems in terms of fundamental (human) rights (freedom of religion, rights of the child). Wibo van Rossum is associate professor in socio-legal studies at Erasmus University Rotterdam and he published on « Dutch Legal Culture » in 2016 (how legal and youth care professionals deal with child protection issues while religious and ethno-cultural values play a background role), and the use of visuals in teaching socio-legal courses (« Visuals for a critical legal profession », in 2016).
Research seminar : « Selective mobilisation of ‘culture’ in judicial settings »

 

Barbara Villez

Barbara Villez est professeur de langues et cultures juridiques à l’université Paris 8 et chercheur associé au sein du laboratoire Communication et Politique du CNRS. Elle dirige à l’Institut des Hautes études sur la Justices (Paris) le groupe de recherche « Justices, Images, Langues, Cultures » (JILC). Elle étudie les représentations iconiques du droit et s’intéresse en particulier aux séries judiciaires télévisées, américaines et françaises. Cette recherche a abouti à l’ouvrage « Séries télé : visions de la justice » (Presses Universitaires de France, 2005), publié en version anglaise par Routledge en 2009 sous le titre « Television and the Légal System ».