• Recherche « Genre et Excellence »
    Le discours de « L’Excellence », est, aujourd’hui, très prégnant dans le monde universitaire et murit progressivement dans les hautes-écoles et les écoles supérieures des arts (ESA). Il offre un cadre bien défini pour le positionnement des Universités, Ecoles, pour la nature des recherches et pour les promotions des enseignant.e.s-chercheur.e.s. Cependant, les indicateurs d’Excellence sont considérés, dans la littérature, comme un des facteurs explicatifs du « tuyau percé » ou l’érosion des déséquilibres entre les femmes et les hommes au fil de leur avancement dans la carrière académique.
    Un nouveau projet intitulé « L’excellence a-t-elle un genre ? », financé par les cabinets de la Ministre Simonis et du Ministre Marcourt coordonné par Caroline Closon, professeure au Centre de Recherche en psychologie du travail et psychologie de la consommation et membre de STRIGES et mené par Valérie De Cock, chercheuse dans ce centre, s’intéresse aux perceptions des académiques, chercheur.e.s et enseignant.e.s (provenant des universités, hautes-écoles et ESA) par rapport à ces exigences de L’Excellence. Cette recherche propose d’étudier l’impact de ces exigences sur différentes variables psychologiques comme le sentiment d’efficacité, de reconnaissance, de bien-être, la perception de discrimination, la conciliation de la vie privée et la vie professionnelle et la fatigue professionnelle. L’étude analyse également quelles politiques et initiatives les enseignant.e.s-chercheur.e.s considèrent comme pertinentes et efficaces pour diminuer les éventuels effets pervers du discours de L’Excellence. Un des objectifs de la recherche est de proposer des recommandations concrètes auprès des institutions impliquées. Les premiers résultats sont attendus fin mars.